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Mathilde Gros: étoile montante du cyclisme sur piste

Mathilde Gros, étoile montante du cyclisme sur piste
Mathilde Gros, étoile montante du cyclisme sur piste

Mathilde Gros est une jeune sprinteuse sur piste qui évolue déjà parmi les meilleures de sa catégorie. Elle a commencé par jouer au basketball, c’est dans ce sport qu’elle désire percer au plus haut niveau. Puis, il y a cinq ans, on lui découvre un talent pour le vélo qui vient tout chambouler. À 19 ans, elle fait aujourd’hui partie des jeunes sportives les plus prometteuses de sa discipline. Championne du monde junior, championne d’Europe et multiple championne de France, Mathilde vise aujourd’hui les plus hauts sommets avec en ligne de mire les Jeux olympiques de Tokyo.

Mathilde Gros, comment avez-vous géré votre passage du basketball au cyclisme sur piste ?

Depuis toute petite, mon rêve a toujours été d’être championne olympique. Ça devenait très difficile en basket à cause de ma petite taille et d’un manque de qualités pour percer au plus haut niveau. Et puis, lors d’un test physique sur vélo, on m’a proposé d’entrée à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) pour préparer les JO de Tokyo 2020. Cette porte m’a permis de prendre la direction de mon rêve, et je ne voulais pas regretter plus tard d’être restée à tout prix dans le basket sans parvenir à atteindre mon objectif.

Mathilde Gros
Mathilde Gros

Pourquoi avez-vous choisi le cyclisme sur piste ?

Je n’aimais pas le vélo avant, ça ne m’intéressait pas, je ne regardais pas non plus le Tour de France à la télé… Je faisais juste quelques sorties en VTT avec mon père pour me changer de la course à pied dans ma préparation, mais ça ne me réussissait pas. Quand j’allais au lycée à vélo, il m’arrivait toujours des bricoles ! Sans le test « One Bike » je serais restée dans le basket, mais rien n’arrive par hasard… Le vélo sur route ne me plaisait pas et je n’ai pas le bon gabarit. J’étais trop vieille pour débuter le BMX, il ne me restait plus que l’option de la piste au moment de faire mon choix et comme je ne connaissais pas, j’y ai vu une opportunité que je devais saisir. J’ai pu rentrer à l’INSEP pour préparer les JO sans avoir fait de compétitions. C’était très difficile au début, j’ai chuté, eu peur, pleuré… Je me suis battue et à force de travail j’ai pu faire mes preuves.

Quel est votre rythme d’entraînement ?

Je m’entraîne 2 fois par jour du lundi au vendredi et le samedi, je fais une sortie sur route. Les séances sur piste varient en fonction du cycle et durent de 2 à 3 heures. Je fais 2 à 3 séances de musculation par semaine, ainsi que de la récup avec bains chauds, froids, massages et surtout du repos. Je travaille également avec un préparateur mental depuis un an qui me fait beaucoup de bien.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette discipline ?

J’aime beaucoup la sensation de vitesse qu’on a sur la piste et le fait de repousser mes limites pour progresser. Les duels sont excitants quand on part en 1 contre 1 et que tout peut basculer en une seconde. La compétition me stimule, tout comme essayer de battre mon chrono aux entraînements.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour s’y mettre ?

C’est une expérience énorme de monter sur la piste, ce sont des sensations que l’on n’a jamais dans la vie. Je conseille de commencer en groupe et de se lancer des défis, ça aide à lutter contre l’appréhension. Au début, ça semble bizarre, il ne faut jamais arrêter de pédaler pour ne pas tomber et surtout regarder devant pour ne pas être déstabilisé. Puis la peur s’évapore et c’est la sensation de vitesse qui prend le dessus. On est alors fier de l’avoir fait, c’est vraiment une expérience chouette à vivre, et en plus on peut s’y mettre à n’importe quel âge !

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