Julie ROBVEILLE : « J’ai préféré courir un marathon plutôt que de finir en chaise roulante »

Alors qu’elle termine de brillantes études de commerce aux États-Unis, Julie Robveille, 25 ans, apprend qu’elle est atteinte de sclérose en plaques. Sa vie, ses projets, tout semble lui échapper à l’annonce du diagnostic. Mais la jeune femme, d’une persévérance extraordinaire, refuse de se laisser abattre par la maladie. Elle rejette les traitements traditionnels et entame un parcours de vie inspirant et motivé par la volonté farouche de continuer à vivre intensément. Malgré la menace du handicap et des crises, elle décide de participer au Marathon de Rome en 2022. Au-delà de son combat contre la maladie, Julie s’est forgé un mental de battante qu’elle applique dans tous les domaines de sa vie.

Julie ROBVEILLE, comment avez-vous géré votre quotidien pour parvenir à courir un marathon ?

J’ai arrêté le sport pendant dix ans pour me consacrer à ma carrière professionnelle. Avec l’annonce de la maladie, j’ai mis du temps avant de retrouver de l’énergie pour me lancer dans la course à pied mais dès que le mental à repris le dessus, je me suis prise au jeu. Le sport apporte beaucoup, ça me change les idées et m’aide quand je ne vais pas bien.

Comment votre corps réagissait-il ?

Au début, c’était difficile de courir mais on progresse vite en s’entraînant régulièrement, c’est grisant ! J’ai couru de plus en plus pour passer de 5 à 10 puis à 20 kilomètres. Mon entourage me suivait et j’ai pu faire quelques courses avant de me lancer sur le marathon. C’était un défi plus intéressant que de finir en chaise roulante ! Je courais 4 fois par semaine sur 5 heures, je me sentais de mieux en mieux au fil du temps.

Comment avez-vous vécu ce marathon ?

C’était un bonheur intense du début à la fin ! Mon objectif était de franchir la ligne d’arrivée, je l’ai fait en 5 heures et j’étais en forme et heureuse. Je m’étais bien préparée mentalement et physiquement car j’étais transcendée par ce projet. C’était un accomplissement de tout le temps passé à accepter la maladie après le traumatisme vécu et le blocage que j’avais fait lors du diagnostic.

Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ?

Je me sens plus en forme que quand j’avais 25 ans ! Je m’appuie sur une bonne nutrition, je travaille sur mes blessures et mon état d’esprit tout en continuant de faire du sport. Je vais préparer le Marathon Pour Tous à partir d’avril, j’ai la chance d’avoir été tirée au sort pour le courir. Je pratique également le yoga, le trail et le ski.

Que diriez-vous aux personnes atteintes de sclérose en plaques pour les aider à lutter contre la maladie ?

Il faut oser se dépasser ! Et ne pas accepter le statu quo ni de s’enfermer dans la maladie. Il y a des solutions pour aller mieux si on ne baisse pas les bras, ce n’est pas une fatalité ! Le sport aide à se sentir mieux pour lutter et avoir envie de se battre.


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« Oser se dépasser »

Véritable role model, Julie Robveille livre dans ce témoignage tous ses conseils pour réussir et partage sa philosophie de vie. Son parcours a touché des milliers de gens.

Oser se dépasser – Comment la sclérose en plaques m’a fait aimé la vie aux éditions Prisma

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Triathlète aventurière - Journaliste du sport et sportive - Formation scientifique en sciences de la nature et de la vie - Rédactrice en chef adjointe