Alix Noblat : assistante hors pair

Alix Noblat: assistante hors pair
Alix Noblat: assistante hors pair

Initialement coach sportive, elle est dévouée à l’effort des autres. Alix Noblat met notamment ses connaissances et sa maîtrise du trail au service de celui qui partage sa vie et sa passion au quotidien : Mathieu Blanchard, qui a terminé 2e de la Hardrock 100 dans le Colorado cet été. Être assistante d’un athlète, un rôle à part entière qu’elle affectionne particulièrement en parallèle de son activité de créatrice de contenus avec 172K followers sur Instagram. Épicurienne dans l’âme, passionnée d’aventures, de sport (Ironman de Nice 2025, Chianti Ultra Trail by UTMB®…) mais aussi de cuisine, elle partage sur ses réseaux ses aventures, ses recettes et son attrait pour le trail running et toutes sortes d’activités sportives.

Assistante d’athlète, ça consiste en quoi ?

On est là pour apporter du fuel à l’athlète et du matériel si nécessaire. Tout ça doit se passer dans des zones autorisées bien sûr ! Il y a un règlement très clair sur le sujet, déjà il faut commencer par bien comprendre son rôle et ce que l’on peut et ne peut pas faire sur une course d’ultra-trail comme l’UTMB®. On est principalement voué à faire en sorte que le coureur ne manque pas de nourriture ni de vêtements secs. En revanche, il est interdit de lui prendre du matériel. Pour bien remplir cette tâche, il faut étudier les différentes zones d’accès aux ravitaillements en amont de la course. Il faut également s’intéresser au plan de course de l’athlète, étudier le profil de course et en déduire des estimations sur ses besoins en nourriture et hydratation. En tant que coach en nutrition, je recalibre les besoins de Mathieu en fonction de ce qu’il se passe sur le terrain et de la météo. On fait ce travail-là à deux tout au long de l’année.

Qu’est-ce qui est le plus dur en tant qu’assistante ?

La gestion des émotions peut être très intense et problématique. Surtout pour Mathieu avec la médiatisation et l’obligation de résultats qui pèsent sur ses épaules. Il peut y avoir une crise à gérer lors d’un ravitaillement ; pour cela il faut rester calme, trouver les bons mots et ne pas prendre le désarroi de l’autre pour soi. Notre technique s’ajuste en fonction des courses, il faut savoir écouter sans trop « pleurer » pour l’autre. L’essentiel est de faire ressortir le positif de la situation.

Qu’est-ce qui est le plus agréable dans ce rôle ?

Faire partie de la performance à deux. L’ultra-trail est un sport individuel avec une assistance qui doit faire partie de la discipline. C’est difficile de se préparer tout au long de l’année ; pour moi, c’est important de faire partie du job avant, pendant et après la course.

Comment devenir un(e) bon(ne) assistant(e) ?

La communication est primordiale en amont et pendant la course. Il faut trouver un langage direct et efficace pour échanger facilement et tout anticiper. Il ne faut pas qu’il y ait de tabou. Le débrief après la course est également très important afin d’améliorer et de garder ce qui est positif et marche bien.

Triathlète aventurière - Journaliste du sport et sportive - Formation scientifique en sciences de la nature et de la vie - Rédactrice en chef adjointe