La mécanique du corps à travers le parachutisme

La mécanique du corps à travers le parachutisme
La mécanique du corps à travers le parachutisme

Anne-Laure Barthelot a su lier ses deux passions : l’ostéopathie (son ancien métier) et le parachutisme (son nouveau métier). La connaissance du corps, de ses mécanismes et de ses limites rencontre l’aérologie et le sens de la posture parfaite. Cela lui permet ainsi d’affiner sa perception des forces aérodynamiques et sa stabilité et, bien sûr, d’aider à soigner les petits bobos du quotidien. Un tandem qui prouve que la maîtrise du ciel commence par celle du corps, dans une quête de sens concrète.

Anne-Laure Barthelot, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le parachutisme ?

À la base, je voulais apprendre sans forcément sauter. C’est un milieu très hétérogène et riche en rencontres. Je me suis de plus en plus intéressée à cet univers avec toutes ses facettes (avion, déplacement dans l’air, matériel…). J’adore la formation aux élèves au premier saut que je donne, ça m’émerveille à chaque fois de les voir découvrir la chute à 250 km/h en sautant de l’avion. Ce sont de très belles émotions à vivre à travers les autres.

Quelle est votre pratique ?

J’ai passé plusieurs qualifications et je donne de nombreuses formations sans forcément avoir besoin de m’entraîner au quotidien, même si je me maintiens en forme. Les entraînements se font majoritairement en soufflerie.

Quelle préparation physique cette discipline nécessite-t-elle ?

Il n’existe pas de préparation prédéfinie, il faut s’adapter à chacun. Physiquement, le parachutisme ne demande pas un gros niveau sportif mais plutôt de la préparation mentale. Il faut connaître les motivations des élèves, c’est une démarche personnelle qui n’est pas anodine.

Qu’est-ce que votre formation d’ostéopathe vous apporte ?

L’anatomie pure permet de bien appréhender le parachutisme avec les novices. C’est plus facile pour expliquer les différentes contractions musculaires qui entrent en jeu lors d’un saut et d’une figure afin de bien se stabiliser dans les airs. La représentation que chacun se fait de son propre corps n’est pas toujours juste, je parviens plus facilement à les faire entrer dans leur corps lors d’une chute à 250 km/h. Il y a une histoire de mécanique où il faut s’adapter aux contraintes, ma formation d’ostéo est très pratique pour expliquer les choses correctement et simplement.

Pourquoi conseilleriez-vous de faire du parachutisme ?

Il faut comprendre qu’on ne se jette pas vraiment dans le vide mais dans l’air. On ne vit pas les mêmes sensations que dans un grand huit lorsqu’on a l’impression que le cœur reste en l’air et que l’on chute. En quelques secondes, on se sent comme sur un coussin d’air qui donne l’impression de voler. C’est ce que je préfère dans cette discipline. Ça libère l’esprit, on se sent plus léger et ça donne forcément le sourire ! C’est là que tout se passe et chacun le vit à sa manière. 

Anne Odru

Triathlète aventurière - Journaliste du sport et sportive - Formation scientifique en sciences de la nature et de la vie - Rédactrice en chef adjointe

Triathlète aventurière - Journaliste du sport et sportive - Formation scientifique en sciences de la nature et de la vie - Rédactrice en chef adjointe